De pierres, de bois et de main d'homme : les Pyrénées

Alors que la vie agricole et la vie pastorale ont été pendant des
siècles l'activité principale de la montagne, soudain tout bascule.
En un rien de temps les prairies de fauche sont livrées à
l'abandon. Les granges qui abritaient bêtes et fourrage,
lorsqu'elles ne s'écroulent pas deviennent résidences secondaires
pour citadins. Les vieilles cabanes de bergers aux toits de lauzes
ne sont plus que tas de pierres. Quand elles sont rebâties, ce sont
d'aseptisées salles de traite «aux normes européennes» qui les
remplacent.
Il serait regrettable que, du travail qui fut pendant des
générations celui de nos pères, il ne reste plus aucun témoignage.
Marcellin Bérot et Philippe Lhez, par l'écriture et par le
dessin, s'efforcent de sauver le peu qui puisse servir de mémoire
du passé : savoir-faire d'une rusticité solide, d'une beauté austère
mais tout en équilibre avec le milieu naturel. Savoir-faire précieux
né des mains et de la sueur des hommes de la montagne.