Lettres de pierre : Jean-Claude Lamborot, graveur lapidaire

Avant d'étudier l'histoire, l'ethnologie et le cinéma, avant de
s'intéresser au documentaire, à l'image et à la mémoire, Laure
Bernard a grandi dans le Revermont, pays de roches dures,
près des carrières où travaillait son grand-père, Julien Joly,
disparu avant sa naissance. Durant les premières années de
son enfance, son père fût lui aussi tailleur de pierre. Elle fit
ainsi ses premiers pas dans les chantiers de rénovation des
châteaux de la Loire et garde de cette période le souvenir
lointain mais profondément familier du bruit des ciseaux et
de la poussière de pierre. Ce passé méconnu ressurgit dès sa
première visite à Jean-Claude Lamborot qu'elle rencontre en
vue d'un ouvrage retraçant son oeuvre. Le graveur a dit-il, bien
connu son grand-père et en garde un souvenir admiratif. C'est
en mémoire de lui que Lamborot accepte Laure comme
interlocutrice. Le projet change de nature. Orientée par le
maître, l'expérience prend la forme pour elle d'un
apprentissage où la découverte de la gravure lapidaire se
mêle à une écriture plus intime.