La formation diminutive dans les langues romanes

Le travail consiste en une étude contrastive
et diachronique des mécanismes
de la morphologie évaluative dans onze
langues romanes. Il en résulte que la
formation des diminutifs par dérivation
suffixale y jouit d'une grande vitalité, ce
qui confirme un approfondissement des
tendances de l'évolution morphologique
et lexicale du latin, observables à travers
toute la latinité, et spécialement au haut
Moyen Âge. Les autres moyens sont plus
rares ; ils sont l'effet de l'usure sémantique
des formations diminutives déjà existantes
et de celle des suffixes particuliers.
À propos du problème de la motivation
sémantique primitive des suffixes
diminutifs, il semble justifié de considérer
comme admissible leur origine tant
notionnelle qu'émotionnelle, la seconde
étant chronologiquement plus récente.