Marcher, quand on n'a plus envie

Marcher, quand on n'a plus envie
« Soudain il s'arrête, se plie en deux, pieds écartés, mains sur les cuisses :
- J'y arriverai pas, j'en ai marre, je remonte dans le camping-car ; c'est une folie, à quoi bon !
- Déconne pas Laurent, bordel ! Il reste moins de 10 bornes, dans moins de deux heures tu pourras t'allonger dans un lit, te faire masser et puis dormir, Dormir !
- 10 bornes, c'est trop long, ça fait au moins trois heures que tu m'as dit qu'il restait 20 kilomètres, tu me mènes en bateau, tu me mens, tu me prends pour un con. J'arrête, c'est tout ! »
Pour les besoins d'une enquête, un jeune policier s'immerge dans la marche de grand fond et tente de se qualifier pour l'épreuve mythique : Paris-Colmar.
Il découvre une discipline méconnue, empreinte d'humanité, porteuse d'histoire et de traditions, âpre, rude où chacun se révèle à lui-même, sans fard, sans concession, sans faux-semblant ; une psychanalyse sur macadam !
Vainqueur de l'épreuve 1984. Jean-Claude Gouvenaux affirmait : « Paris-Colmar, c'est marcher quand on n'a plus envie ».