La créatique ou la novatique (1941-1976)

Si la philosophie, comme la science, est un domaine destiné à nous apporter la vérité, par
ses méthodes de réflexion générale, alors tous les auteurs insuffisants de la philosophie,
de Platon à Heidegger, en passant par Kant, Hegel ou Marx, seront balayés vers les poubelles
de la mémoire, vers les archives dépourvues d'intérêt, sauf pour les amateurs de «bizarreries»,
de «falsifications» ou d'«erreurs» de l'évolution de la Connaissance ; de même qu'en Astronomie,
par exemple, on n'étudie plus L'Almageste de Ptolémée et les volumes des auteurs de courbes
décrites par les planètes du système géocentrique, car Copernic représente l'auteur fondamental
à partir duquel a commencé, en réalité , la discipline du ciel, de l'univers, auteur
fondamental ayant balayé vers les poubelles de la mémoire tous les prédécesseurs, spécialisés
dans la branche dont il s'est occupé.
Avec La Créatique ou la Novatique, j'offre une base capitale de savoir et de pouvoir
multiplicateur, qui explique le grand nombre de mes apports importants, inédits, dans tous les
Arts (la poésie, la musique, la peinture, le roman, le cinéma, le théâtre, la danse, le mime,
etc.), dans un grand nombre de Sciences (de la psychothérapie aux mathématiques, en passant
par l'économie politique) et de Techniques, et je crois pouvoir me déterminer par cette
révélation supérieure comme l'un des plus grands et même, selon certains des lecteurs de
ce texte, comme le plus grand auteur de tous les temps.
(Isidore Isou, 3 décembre 1977.)