Le gynophage : roman féministe

C'est quand il la goûta vraiment, c'est-à-dire cuite à point et bien assaisonnée, que Gustave apprécia enfin toutes les qualités de sa femme qu'il avait trucidée par mégarde. Elle qui n'avait été qu'une épouse tyrannique et acariâtre, se révéla en effet douce au palais et fondante à souhait.
Cette illumination gastronomique allait faire de Gustave un mangeur de femmes, un gynophage et dès lors il ne vécut plus que sous cette loi : manger la femme est bon pour l'homme. Et lui qui n'était qu'un comptable rhumatisant se transforma en play-boy au Q.I. étourdissant. Plus rien ne lui résista : ni les femmes dont il fit une consommation régulière, bientôt partagée par ses congénères mâles, ni la gloire.
Jusqu'au jour où il tomba sur un os, un vrai : l'amour... Et les ennuis commencèrent pour de bon.
Scandaleusement désopilant et délibérément provocateur, Le Gynophage peut être considéré comme un grand roman féministe, tant il élève haut l'amour de la femme.