Les clés du sous-sol : poèmes

David Escobar Galindo (Santa Ana, El Salvador, 1943) est
un poète qui semble à plusieurs titres béni par les fées, ces
divinités qui président aux contes de pur bonheur. Appartenant
au coeur de l'Amérique centrale, au Salvador, petit pays
ombilical pour tous ceux qui l'entourent, il en est «le roi
David» : une autorité reconnue comme telle. Pourtant il
n'exerce guère de pouvoir temporel ; il incarne, simplement, le
lyrisme. L'élégance est son style, la révérence qu'il inspire est
un accord sur fond de sagesse, au-delà des contentieux. Face
aux turbulences à tous les étages de l'existence, du secret intime
à l'échelle des drames de portée internationale, David démêle le
labyrinthe, déchiffre le chaos, apaise les brûlures. La
profondeur de ses oracles étonne et détone. «Les clés du sous-sol»,
ce sont ses plus beaux poèmes, que les Salvadoriens
connaissent par coeur et chérissent, un bouquet cueilli au fil de
vingt-et-un volumes et quarante ans de recherche de l'âme par
la grâce de la poésie (1968-2008).