Adieu Valmy : la fin de la nation en armes

Adieu Valmy : la fin de la nation en armes

Adieu Valmy : la fin de la nation en armes
Éditeur: Le Félin
2003124 pagesISBN 9782866455071
Format: BrochéLangue : Français

«Vive la nation !» lance Kellermann, le 20 septembre 1792,

dans la canonnade de Valmy. Le peuple français se dressait

derrière ses volontaires, masculins largement.

La nation en armes n'existe plus.

Pacifisme et antimilitarisme suivent le massacre de 1914-1918.

De Gaulle, en 1940, est le symbole de la revanche sur

l'armée vaincue, celle des civils sur les militaires, avec la

Résistance.

En Indochine, les soldats de métier sont coupés du pays. Les

débats sur l'armée européenne, l'intégration dans l'OTAN diluent

le rôle des militaires dans la défense du sol national. Le savant,

avec l'arme nucléaire, l'emporte sur le soldat. Le conflit algérien

se termine dans le déchirement. Et la chute du mur de Berlin

laisse l'armée sans croisade ni «adversaire potentiel».

Le corps militaire s'est «désacralisé» et «civilisé». Le soldat

de métier est devenu électeur, et le tissu social qui favorisait les

vocations militaires s'est défait. Les femmes jouent désormais un

rôle très important dans une communauté hier machiste. Les seuls

héros proposés aux foules sont des Rambo américains. Le

patriotisme sans ennemi et sans croisade devient civisme.

La suspension du service militaire n'a pas provoqué dans

l'opinion le choc que l'on pouvait attendre. Les cadres se sont

attelés à la création d'une armée de métier. Ils cherchent

maintenant une culture et une place qui ne peuvent être seulement

celles de techniciens du «zéro mort».

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