Je fais la guerre : Clemenceau, le père la victoire

13 novembre 1917. Le gouvernement Painlevé
vient de tomber depuis le 13. La situation de la
France est critique et il faut trouver un successeur.
Au même moment, les soldats français subissent la
boue de Verdun, la neige du Hartmannswillerkopf
et le sable glacé des Flandres. Les bolcheviks
viennent de prendre le pouvoir à Saint-Pétersbourg
et les divisions allemandes rapatriées de l'Est
s'apprêtent à enfoncer le front occidental.
Poincaré souhaite, à la tête du gouvernement, un
patriote vigoureux et irréprochable.
Quel autre choix que le «Tigre», cet homme
de soixante-seize ans, au caractère certain, républicain
de Vendée, ancien dreyfusard, médecin,
cavalier et duelliste ?
Il a la République chevillée au corps. Il se ferait
tuer pour elle. La situation exige Clemenceau.
Son objectif : faire la guerre et la gagner. En dépit
de l'échec de l'offensive Nivelle au printemps
1917, il doit mener le pays à la victoire. Homme
de tous les fronts, la scène politique comme la
boue des tranchées vont le faire entrer dans
l'Histoire.