Le moyen de parvenir

Le Moyen de parvenir (1616) reprend le thème du
banquet, en poussant à l'extrême la parodie du modèle. La
recherche de la vérité, le partage du savoir, toute trace
de sérieux sont bannis. Le prototype platonicien n'est
d'ailleurs inscrit que pour marquer mieux l'entreprise
de détournement et de dérision. Dans l'éventail du
genre, Verville (1556-1626) se situe plutôt du côté de
Pétrone et de Rabelais, il se souvient des récits de ripailles,
farcesques et bavards, de la tradition populaire. Les
convives du Moyen de parvenir racontent donc des
joyeusetés, des histoires de coucheries et de latrines. Le
texte offre sans doute la plus vaste collection de gauloiseries
jamais compilée en France, une série inépuisable de fariboles
sur le sexe et le corps grotesque.