Les histoires du pays Hainaut valenciennois. Vol. 2. Du côté de chez nous !

«Tout a commencé un soir d'été, le 24 juillet
1837 : « On dansait , précise l'Echo de la
Frontière, dans un cabaret... pour célébrer une fin
de travaux sur les champs », une période effectivement
propice aux libations et débordements.
« Augustine Glineur, au minois assez gentil et modeste,
n'était pas la moins ardente au plaisir. A
10 heures du soir, son mari, de retour du travail, vint la reprendre mais les violons
allaient toujours, la danse était dans son feu : Augustine demanda à rester, elle s'en retournerait
avec les jeunes filles, ses voisines. »
« A minuit, Augustine est presque seule avec un oncle qui, ayant toute la soirée, préféré
Bacchus à Terpsichore<sup>1</sup>, était fort peu disposé à reconduire sa nièce. Un jeune
homme, Pierre Joseph Lesage dit Bon Coin, doué d'un physique peu enchanteur (dixit
L'Echo), se propose de l'accompagner jusqu'au domicile conjugal... en tout bien tout
honneur. Pendant toute la soirée, le galant, ouvrier maçon de profession, avait été l'assidu
danseur d'Augustine... Comme Lesage insiste, les voilà partis bras dessus, bras
dessous, seul à seul à minuit. Une rue puis une autre rue se traversent sans accident
mais dans une ruelle obscure... ».