Je n'estime pas moins tes lettres que ses armes : la poésie d'éloge du premier XVIIe siècle dans les recueils collectifs de Toussaint Du Bray

Je n'estime pas moins tes lettres que ses armes : la poésie d'éloge du premier XVIIe siècle dans les recueils collectifs de Toussaint Du Bray

Je n'estime pas moins tes lettres que ses armes : la poésie d'éloge du premier XVIIe siècle dans les recueils collectifs de Toussaint Du Bray
Éditeur: H. Champion
2015632 pagesISBN 9782745328120
Format: BrochéLangue : Français

Pratique d'écriture traditionnelle des poètes, la poésie d'éloge

est particulièrement abondante au début du XVII<sup>e</sup> siècle : tous en

écrivent, certains s'en lamentent, d'autres la valorisent. Elle se lit

partout, en tête d'ouvrage, en plaquette, dans des recueils ou sous

forme manuscrite.

Or le lieu de publication n'est pas indifférent quant à la lecture

des pièces, et leur reproduction dans des recueils collectifs de

poésies, notamment ceux de Toussaint Du Bray, modifie l'équilibre

des trois grandes fonctions (sociale, politique et poétique)

de la poésie d'éloge. La relation mécénique n'apparaît plus que

dans les mises en scène qui en sont faites, et la fonction politique

s'infléchit en une réécriture des événements politiques et en la

fixation d'un récit.

La publication en recueil redonne ainsi la primauté au caractère

poétique des pièces : parce que le poète doit justifier sa

parole laudative, parce que la valeur de l'éloge ne dépend pas seulement

du dédicataire, mais aussi de la qualité du chant, les

pièces font entendre un discours identitaire et métapoétique qui

s'interroge sur le rôle du poète, la force de sa parole et son statut

social, en ces années où les écrivains recherchent une plus

grande autonomie.

Dans les recueils collectifs, la poésie d'éloge valorise tout

autant le poète que le dédicataire.

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