Le croiseur Emile Bertin : de la Mer du Nord aux Caraïbes, 1940-1943

En réchappant de la campagne de Norvège, ce croiseur accéda dans
la marine Française au rang de mythe collectif.
Navire amiral filant à 40 noeuds, avec ses 125 000 ch, il eut la chance
de transporter à deux reprises, de Brest à Halifax, l'or de la Banque de
France au cours de la débâcle, ce qui le préserva tant de l'opération
«Catapult» que du sabordage contre la perspective duquel l'équipage
se révolta :
«On ne pouvait pas couler un tel bateau...»
René Auque et Paul Carré , avec la précieuse collaboration des hommes
du «Bertin», nous apportent un témoignage irréfutable sur cette
période trouble, propice à une réécriture infidèle de l'histoire.
La transcription par ceux qui ont vécu ces événements permet de
balayer toutes sortes d'interprétations, plus ou moins fantaisistes,
survenues au fil du temps.