Droit humain à l'eau : justice ou... imposture ? : éclairages juridiques, philosophiques et théologiques du nouveau droit humain à l'eau

Droit humain à l'eau : justice ou... imposture ?
L'eau potable de bonne qualité et en quantité suffisante est une question
de vie ou de mort.
Une saine gestion de l'eau, dans un contexte de bonne gouvernance, ainsi
que l'adoption de technologies nouvelles permettant de réutiliser l'eau usée,
sont des atouts susceptibles de libérer l'humanité de la crainte de manquer de
cette ressource vitale.
Or, pour un tiers des humains, les conditions et efforts requis pour lutter
contre le stress hydrique demeurent colossaux. Il est en effet non seulement
coûteux de construire des infrastructures durables qui prennent en compte à
la fois le traitement de l'eau avant et après usage, mais encore faut-il
convaincre le politique et les peuples de l'urgente nécessité de s'engager sur
cette voie.
L'enjeu est donc de taille : il devient prioritaire que l'usage domestique,
agricole et industriel de l'eau soit radicalement repensé. Seule une meilleure
prise de conscience du fait que l'accès à l'eau dépend des efforts de tout un
chacun, sans exception, permettra de réduire la surexploitation, le gaspillage
et la pollution de cette ressource vitale.
Cet essai vise à démontrer que l'eau potable ne peut exclusivement être
qualifiée de droit humain. Il défend la thèse qu'une approche interdisciplinaire, sous l'autorité de la Règle d'Or, offre les clés nécessaires pour
assurer la Justice pour l'eau et éviter l'écueil de promesses trompeuses.