Artsakh, Karabagh : jardin des arts et des traditions arméniens. Artsakh, Karabagh : garden of armenian arts and traditions

La province montagneuse d'Artsakh
fut un avant-poste oriental de
l'Arménie dans l'Antiquité et au
Moyen Âge. Comme dans le reste du
pays, le christianisme s'y imposa très
tôt et marqua profondément sa destinée.
Les caractéristiques majeures
de son patrimoine en découlent, tant
en architecture que dans la sculpture
des pierres-croix ou khatchkars, dans
l'art de l'enluminure et dans celui
des tapis. L'Artsakh resta quasi indépendant
jusqu'au milieu du XVIII<sup>e</sup>
siècle, lorsqu'un khan tatare réussit à
s'y implanter, avant d'être annexé à
l'empire russe au tout début du XIX<sup>e</sup>
siècle. Après l'effondrement de la
Russie tsariste, la partie montagneuse
du Karabagh, bien que restée très
majoritairement arménienne, fut
rattachée en 1921 par les autorités
soviétiques à la république nouvellement
créée sur les bords de la mer
Caspienne et baptisée Azerbaïdjan.
Elle resta sous sa domination jusqu'à
la chute de l'URSS. Déterminés à se
rendre maîtres de leur destin, les
habitants arméniens du Haut-Karabagh
proclamèrent leur indépendance en
1991. Passionnante synthèse de
l'histoire complexe de la région, cet
ouvrage invite à la découverte de ses
principales richesses archéologiques,
architecturales et artistiques.