Pour la vie... et plus si possible

C'est au moment où la sonnerie a retenti pour nous rappeler à nos devoirs qu'il est passé,
en courant, devant notre petit groupe. Ce devait être un nouveau, je ne l'avais jamais vu
auparavant. Vanessa s'est exclamée :
- Putain, le mec !
C'est vrai, il était beau, grand, une carrure déjà impressionnante, le visage d'un dieu grec,
une crinière de cheveux noirs.
Il n'a pas fallu trois jours pour qu'il devienne le Don Juan du collège. Toutes les filles ne
parlaient plus que de lui, ne savaient quoi inventer pour qu'il les remarque, pour devenir
la petite amie en titre.
Nous avons appris rapidement qu'il se nommait Danny Crawford, qu'il avait dix-sept
ans et qu'il venait d'aménager, avec ses parents, dans notre ville de Swindon.
Très vite, Danny a fait parler de lui. D'abord, pour ses conquêtes féminines qui se sont
rapidement multipliées, ensuite, pour ses exploits sportifs. Il excellait dans toutes les disciplines.
Il était plus particulièrement à son aise dans les sports de groupes : foot, rugby,
volley... Cette pratique intensive du stade expliquait le développement harmonieux de
son corps.