Léon Degrelle et l'aventure rexiste

Le rexisme est généralement considéré comme une violente poussée de
fièvre, due, soit à la crise économique persistante, soit à une détérioration
constante du régime parlementaire et représentatif, tel qu'il est pratiqué en
Belgique durant la période entre les deux guerres mondiales.
Le mouvement rexiste se lancera dans une campagne de dénigrement
sans précédent des institutions, du gouvernement, des partis et du
Parlement. Son corporatisme et son antiparlementarisme l'apparenteront
alors étroitement au fascisme italien.
Si l'état d'insatisfaction permanente des classes moyennes représente
l'élément actif du rexisme, l'exploitation des scandales politico-financiers
constitue la condition psychologique favorable à son affirmation éphémère.
L'histoire de l'après-guerre, voire des années plus récentes, nous
rappelle que les «valeurs» véhiculées par le rexisme sont on ne peut plus
présentes en Europe.
En effet, nombreux sont les héritiers de Léon Degrelle qui ont repris
le flambeau du populisme, de la xénophobie, de l'antisémitisme et du
racisme, du repli sur soi et de la négation des valeurs de la démocratie.