La fleur noire d'outre-tombe

De son aveu même, l'auteur est en lutte contre la pensée unique. Son roman est réservé à un lectorat distingué dans l'art d'apprécier la nature humaine. Ayant côtoyé l'exclusion sous toutes ses formes, l'auteur cherche sa voie au carrefour des vertus cartésiennes du monde occidental et de la richesse sensible de l'Orient.
L'utilisation de la technique du " livre dans le livre " lui permet d'aborder d'une part la dimension morale, religieuse et philosophique de l'homme et d'autre part de l'exigence de liberté absolue qui se révèle dans une licence sexuelle totale.
D'où l'exercice délicat qui consiste à faire côtoyer spiritualité et luxure, un exercice courageux si l'on pense au contexte politico-religieux qui prévaut en Algérie, patrie de l'auteur.
Un homme accusé à tort de meurtre, est en prison. Il attend sa grâce, peu probable, ou sa prochaine exécution... Oscillant entre la révolte, la foi et le désespoir, il délivre ses pensées dans des monologues mais aussi dans des dialogues avec ceux qui côtoient son quotidien: son avocat, d'autres détenus et gardiens qui renforcent son moral par leur soutien ou, au contraire, le détruisent par leurs railleries...
Dans l'inconfort de son cachot, il découvre, coincé entre les pierres, le manuscrit d'un condamné à mort qui l'a précédé entre ces murs. Ce document, récit nostalgique d'un ecclésiastique qui a connu la luxure poussée à son paroxysme dans une île entièrement vouée aux plaisirs, est en même temps son testament et son repentir...
Avis au lecteur: cet ouvrage contient des descriptions susceptibles de heurter votre sensibilité ou votre morale.