Corse noire : anthologie

Sauvage, belle et hostile ... et pourtant si proche ! Voici la Corse, ou plutôt son image, et son inquiétante étrangeté... familière et lointaine... Comment résister à ce mystère ?
Nombreux sont ceux qui dès le XVII<sup>e</sup> siècle « furent du voyage », administrateurs, explorateurs ou simples curieux et, parmi eux, de très nombreux écrivains parfois fameux : Mérimée bien sûr, Maupassant évidemment, mais aussi Balzac, Daudet et, plus proche de nous, Gaston Leroux. Des Français donc, mais aussi des étrangers - Italiens notamment (Guerrazzi, Tommaseo) - et même parfois... Corses ! (Viale, Farrrère, Bonardi, Casanova, Mondoloni, etc.). Et chacun se mit à dire sa Corse, celle qui l'inspirait.
Ainsi, celle-ci a-t-elle - parfois bien involontairement - donné à la littérature un certain nombre d'archétypes (le bandit maudit, la vendetta inextinguible, le maquis impénétrable, le berger et son pilonu , la femme tout de noir vêtue, le meurtre d'honneur, la famille, le clan, la « mafia », etc.) qui firent florès avec le courant romantique du XIX<sup>e</sup> siècle et qui continuent pour certains à produire toutes sortes de fruits... plus ou moins savoureux !
Les textes réunis ici sont une invitation à redécouvrir ce monde ténébreux fait de drames « antiques » qui brillent dans le ciel littéraire comme autant de « soleils noirs ».