L'affaire Dreyfus

Grands procès
L'affaire Dreyfus
Le lundi 14 octobre 1894 au petit matin, un jeune officier juif, le capitaine Alfred Dreyfus, est convoqué au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique. Au terme d'un interrogatoire sommaire, il est arrêté et accusé d'avoir livré des documents à l'Allemagne et sera condamné, quelques semaines plus tard, à la déportation perpétuelle à l'île du Diable.
L'opinion publique se déchaîne alors, déclenchant une des plus grandes crises politiques et morales de la III<sup>e</sup> République, dans un climat houleux où coups de théâtre et scandales se succèdent : inculpation d'Émile Zola après son « J'accuse », suicide du colonel Henry, arrestation du commandant Picquart...
Affaire d'espionnage ? Raison d'État ? Symptôme de l'antisémitisme de la société française de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle ? Soubresauts d'un certain nationalisme au sein de l'opinion ? Au-delà du scandale judiciaire, ce sont les profonds clivages politiques et idéologiques de la France d'avant 1914 que « l'Affaire » révéla...