Le refus du féminin : la sphinge et son âme en peine

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«Freud désigne le "refus du féminin" comme un "roc", une part de "l'énigme
de la sexualité". L'énigme n'est pas tant celle du refus du féminin que celle du
féminin érotique, génital, et de sa création par la jouissance sexuelle. Autant
l'égalité des sexes doit être revendiquée dans le domaine politico-socio-économique,
autant la constitution d'une relation de couple masculin-féminin est une création
psychique qui implique la reconnaissance exaltée de l'altérité de la différence des
sexes. Le conflit constitutif du féminin s'exprime ainsi : le sexe de la femme veut
être effracté, exige de grandes quantités de libido, de la "défaite" et du masochisme
érotique, mais son Moi hait tout cela. C'est le masculin de l'homme, antagoniste
du phallique, qui crée le féminin de la femme en lui arrachant ses défenses, et la
jouissance sexuelle... La qualité de la relation sexuelle, affective et sociale qui
s'établit entre un homme et une femme témoigne d'un véritable "travail de culture".»
(J. Schaeffer)
- Dans une postface inédite, René Roussillon «tient l'interprétation
de la sexualité et de ses jeux, ses fantasmes mais aussi ses pratiques
effectives, voire ses "positions", comme la troisième voie royale de
l'exploration de la vie psychique profonde».