La maison inhabitée : 1875

La maison inhabitée : 1875

La maison inhabitée : 1875
Éditeur: Corti
2003255 pagesISBN 9782714308214
Format: BrochéLangue : Français

On a pu dire de Mrs. Riddell qu'elle était «a born story-teller». À

juste titre : elle possédait une technique narrative très personnelle qui

l'apparenterait un peu à Alexandre Dumas, capable d'improviser un

drame romantique en une soirée.

Charlotte Elizabeth Lawson Cowan est née le 30 septembre 1832,

à Carrickfergus, près de Belfast. Après une enfance très heureuse, elle

épouse Joseph Hadley Riddell dont elle adoptera les initiales et le nom

pour son pseudonyme le plus fréquent ; elle assurera jusqu'à la mort

de son mari la charge financière (Mr. Riddell est régulièrement ruiné à

la bourse) et intellectuelle du ménage.

Après quelques essais infructueux auprès des éditeurs, dans les

années soixante, Mrs. Riddell passe pour une auteure avec qui il faut

compter. En 1864, elle publie son roman le plus marquant : George

Geith of Fen Court, un des très grands succès de librairie des années

60-70 ; en 1866, elle ose reconnaître son sexe. À partir de cette année,

elle signera tous ses romans Mrs.J(oseph) H(adley) Riddell.

En 1867, elle devient (en partie) propriétaire et rédactrice en chef

du Home Magazine et, surtout, du St.James's Magazine , une revue littéraire

parmi les plus prestigieuses de l'époque.

C'est en 1873 que Mrs Riddell se hasarde à un premier roman fantastique

: Fairy Water. Le fantôme d'une femme hante Craw Hall et

influence tous les habitants, dont la santé décline jusqu'à la mort. Dans

un contexte très propice au genre (la plupart des auteurs victoriens de

l'époque se sont frottés au fantastique), Riddell récidive avec son chef-d'oeuvre

La Maison inhabitée , mais elle s'éloigne des sentiers battus.

Par la nature protéiforme des apparitions de son fantôme d'abord et

par l'habile métonymie qui sous-tend le roman ensuite : c'est toute la

maison inhabitée, bien plus que le mort lui-même, qui hante l'esprit du

narrateur.

En outre, ses descriptions précises de la vie des protagonistes, les

portraits psychologiques font de La Maison inhabitée un roman réaliste

dont l'aspect fantastique est surtout un moyen de conserver au

récit toute sa tension jusqu'à la conclusion.

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