La presse à Nantes de 1757 à nos jours. Vol. 3. De 1928 à nos jours

1928. Cela commence comme un cri du
coeur : «Moi, un p'tit gars de Barbin, diriger
le grand journal républicain de Nantes !» Exouvrier,
gagné aux idées du socialisme, franc-maçon
et dreyfusard de la première heure,
Francis Portais succède aux patrons de presse
Mangin et Schwob. À la tête du Phare de la
Loire , son pragmatisme trouve vite à s'employer
: crise de 1929, montée des ligues
factieuses, unité ouvrière retrouvée.
Maurice Thorez lance de Nantes l'idée
d'un «front populaire». Un jeune radical,
André Morice, s'impose aux côtés de Gaston
Veil, le directeur du Populaire.
C'est la guerre ! La presse sombre dans la
collaboration. Elle reparaît à la Libération
sous d'autres titres, débarrassée des puissances
d'argent et parée de nouveaux idéaux.
En 1981, le «papivore», Robert Hersant,
prend le contrôle d'une presse nantaise où
L'Éclair a remplacé Le Populaire , et Presse-Océan
La Résistance de l'Ouest. L'avionneur
Serge Dassault lui succède. Et, en 2005,
Ouest-France a le dernier mot.
Témoin d'une période contemporaine à
ses lecteurs, ce troisième volet ne peut manquer
de se faire l'écho d'événements encore
sujets à polémique dans la presse nantaise...