Feuilles mortes

Il écrivait sur des papiers crasseux avec des crayons rongés, relisait à voix haute, puis il rangeait ses chefs-d'œuvre..., me laissant seul avec des rêves étranges.
Ainsi volent les mots et les papiers couverts d'écritures fulgurantes, pour n'être plus que feuilles mortes, lettres mortes, diamants perdus...
Ainsi va la vie, ainsi va l'amour et vient l'heure du silence.
Jean-Claude Mouchès nous propose de vivre avec un écrivain méconnu, Jacques Rémy, le lent cheminement d'un mal sans doute inexorable.
Persuadé de l'imminence de sa mort, le personnage principal essaie de mettre la dernière main à un manuscrit qu'il voudrait être le chef-d'œuvre des chefs-d'œuvre, le roman absolu, la peinture géniale de l'homme dans son universalité, vaine quête de la perfection. Ainsi s'entremêlent deux récits, celui de la maladie mais aussi de la vie et des souvenirs de l'auteur, et celui de l'écriture de ce fameux ouvrage avec la collaboration d'une créature virtuelle... ou réelle.
Peut-être une vision personnelle de l'au-delà.