Libéralismes : la route de la servitude volontaire : métaphysique du marché et mythes économiques

Plus que jamais, le néo-libéralisme affiche une domination
éclatante, et semble désormais faire cavalier seul au banquet
de la fin de l'histoire.
Dans une perspective d'histoire sociale et de sociologie
historique des idéologies, ce livre présente le néo-libéralisme
contemporain dans sa double dimension institutionnelle et
symbolique. La dimension institutionnelle prend en compte
le travail politique des Think Tanks anglo-saxons, véritables
producteurs/diffuseurs des discours libéraux, à partir des
enjeux et des productions intellectuelles propres à la science
économique. Elle souligne aussi la formation longue, continue,
répétée d'une éducation au libéralisme et le rôle prédominant
des nouveaux professionnels du libéralisme dans l'inculcation
de cette vision réductrice du monde social.
La dimension symbolique, elle, déconstruit les rhétoriques
sous-jacentes et les formes de pensée propres à la
microéconomie sans oublier les usages déshistoricisés, c'est-à-dire
idéologiques ou religieux, de l'histoire ou de la morale.
Elle analyse également le couple indissociable utopie/idéologie
que représente de manière idéal-typique le modèle de la
société libertarienne ou anarcho-capitaliste sans État.