Mille caractères dans la calligraphie chinoise : analyse historique et artistique du Qianziwen : six graphies du Qianziwen traduit et annoté

Les chinois considèrent le Qianziwen
(Essai en mille caractères ou Texte de mille
caractères) comme l'un des meilleurs
manuels classiques pour l'apprentissage des
caractères chinois. Il est aussi l'un des
modèles les plus copiés dans la pratique de
la calligraphie chinoise. Ce texte est apparu
vers le début du VI<sup>e</sup> siècle. Depuis sa
création, il est utilisé sans interruption.
Nous ne comptons plus le nombre de
styles calligraphiques auxquels le Qianziwen
ouvre les portes. La richesse de ce texte est
considérable car nous pouvons y puiser
pratiquement tous les modèles possibles des
différentes graphies existantes comme :
l'écriture régulière, l'écriture courante,
l'écriture cursive, l'écriture grande sigillaire,
l'écriture petite sigillaire, l'écriture des
scribes...etc. En effet, il permet de retracer
l'évolution de la calligraphie chinoise depuis
l'antiquité jusqu'à nos jours.
La traduction et les annotations du
Qianziwen dans cet ouvrage nous permettent
d'apprécier son ingénieuse composition qui
intègre astucieusement mille caractères
différents. L'ensemble du texte rimé se lit
comme une poésie. Cela favorise la
récitation mélodique et rythmique. Le
Qianziwen nous apporte également des
informations précieuses sur la connaissance
et la vie culturelle de l'époque. Notamment,
le contenu du Qianziwen avait pour vocation
d'éduquer les princes de l'Empereur Wu des
Liang (règne : 502-549). Ainsi, à travers ce
texte, nous pourrons aussi découvrir
l'univers éducatif chinois classique.