C'était malgré nous

«Ma mère se tait. Ses mains tremblent. Je les
regarde, ces mains fripées et tachées qui ne
mentent pas... À présent, je les entends, ces
pauvres mains effrayées : elles racontent une
période inconnue, cachée et lointaine, une
période si difficile que son corps âgé souffre
comme lorsqu'elle était petite fille. Je suis avec
Thérèse et sa mère dans la maison de Colmar en
1965, j'entends leur dialogue, à travers le liquide
amniotique des limbes maternels. Je ne suis pas
né, mais je m'écrie avec elles : "Mais comment
est-ce possible ? Il n'était pas prisonnier ou
travailleur du STO, il n'avait pas de contact avec
la population allemande, il était sur le front de
Russie..."»
Dans le Montpellier d'aujourd'hui, ce roman à
plusieurs voix explore le poids d'un lourd secret
de famille lié au drame des «Malgré-nous»
alsaciens, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Abordant des sujets intimes difficiles et d'une
grande actualité, ce roman sensible traite de
l'équilibre délicat entre vérité et souffrance.