Les derniers jours de Mobutu à Gbado-Lite (Congo-Zaïre)

Après son discours «d'ouverture démocratique» à
Kinshasa le 24 avril 1990, le Président Mobutu s'est retranché
dans son fief tribal de Gbado-Lite (Gbadolite), son village natal
transformé en ville-lumière de la forêt équatoriale. Du palais
de marbre de Kawele, il régnait encore sur le Congo-Zaïre en
tirant les ficelles du petit monde kinois.
Le 17 Mai 1997, après une guerre-éclair de 7 mois, initiée,
dirigée et menée par le Rwanda de Paul Kagame, le Maréchal-Président,
devenu l'«Aigle de Kowele», a perdu le Pouvoir
ramassé aisément par Laurent-Désiré Kabila le chef congolais
des Rebelles « libérateurs ». Mobutu a dû fuir précipitamment
Gbado-Lite pour se réfugier au Maroc, où il est mort peu après
d'un cancer généralisé. Aussitôt, Gbado a subi l'outrage d'un
pillage-saccage généralisé. Non seulement les biens
faramineux de la famille présidentielle et de ses obligés ont
été visés, mais aussi ceux des modestes employés et cadres
impayés par un État disparu depuis longtemps. Les premiers
pillards ont été les militaires vaincus - DSP et FAZ -, suivis de
la population qui a achevé de démolir l'infrastructure socio-économique
censée la servir ! Pourquoi cette rage festive de
destruction s'est-elle emparée de « la ville de Mobutu » ?
L'auteur a lancé «à chaud» une enquête de rue et de
chaumière. Il en rapporte le récit épique, tragi-comique,
paradigmatique, des derniers jours de Gbado-Lite et de son
« Grand Bâtisseur » Mobutu.