Quand le parfum portait remède : jardins des cloîtres, jardins des princes

Jardins des cloîtres, jardins des princes
Quand le parfum portait remède
Jardins des cloîtres, jardins des princes , voilà deux espaces à première vue bien différents. Le premier renvoie à la solitude, au recueillement, à la contemplation, au silence, à la modestie. Le second, au plaisir, à la fête, au luxe, à une société brillante et parfois bruyante. Pourtant, malgré cette opposition évidente, un point les réunit : tous laissent une place importante aux plantes médicinales. Dans ces jardins sont cultivées quantités d'herbes aromatiques, de fleurs, de racines, qui servent à confectionner les compositions odorantes qui, du Moyen Âge au XIX<sup>e</sup> siècle, vont constituer l'essentiel de la pharmacopée.
Aujourd'hui, face à la demande croissante de protection de l'environnement et de produits issus de l'agriculture biologique, on assiste à un renouveau des soins par les plantes et à un certain retour des ingrédients naturels dans les parfums. Apparaissent également de nombreuses eaux parfumées qui mettent en avant leurs vertus « dynamisantes », « relaxantes », « énergisantes ». C'est une façon de renouer avec les parfums qui soignent.
Six parfums ont été spécialement recréés pour cet ouvrage à partir de recettes anciennes :
- Le Baume de Saint-Antoine
- L'Eau des carmes
- Le Vinaigre des quatre voleurs
- L'Oiselet de Chypre
- L'Eau fine et très odoriférante
- L'Eau couronnée