Dictionnaire raisonné de la littérature rock

On n'écrit pas «sur» le rock. Mais on écrit rock. Sans même le
faire exprès. Parce que c'est ainsi. Parce que, simplement, le rock
est comme un prisme. On voit les choses à travers.
Il y a donc une littérature rock. Comme il y eut une littérature
Beat. Et c'est d'ailleurs peu de dire que l'une est fille de l'autre.
Grâce à eux, de Hunter S. Thompson, qui popularisa ce qu'on
appela le style «Gonzo» (la vie, la vie avant tout. Et le sexe, les
drogues et le rock and roll bien sûr...), à Lester Bangs. De Tom
Wolfe à Nik Cohn, les bouleversements des sixties, cette
improbable aventure cosmique, ont trouvé les mots pour le dire.
En France... ils sont venus les Jean-Jacques Schuhl, Dashiell
Hedayat, Yves Adrien. La littérature française qui compte leur
doit tout. Comme elle doit tout à Rock and Folk et à peu près
rien au nouveau roman. Désolé, c'est ainsi.
Denis Roulleau a patiemment compilé, commenté, annoté...
Bref, c'est une somme. Et le dictionnaire de ces plumes. Ces
plumes qui dansent.
Patrick Eudeline