Qiu, comme l'automne

À six mois, Qiu savait parler. À un an, il avait appris de son
grand-père comment injurier le monde. À deux ans, il était accusé
d'avoir monopolisé l'intelligence familiale.
Ce brillant étudiant en médecine est surtout un curieux insatiable,
que tout amuse. On le dit grossier, volage et doté d'un aplomb
excessif, mais peu lui importe cette réputation car rien ne le
trouble, sauf les femmes. Les regarder est, pour lui, la seule façon
de grandir.
Partagé entre la nostalgie d'un premier amour platonique
et sa passion pour une femme qu'il n'a fait que croiser, Qiu
se concentre sur son éducation sentimentale auprès de sa petite
amie du moment. Ensemble ils complètent leurs connaissances
anatomiques par de longues et inépuisables réflexions
sur le développement intellectuel et sentimental de l'être humain.
Sur ce sujet, Qiu est intarissable.
C'est sa vie d'étudiant que raconte ce roman, à la fois cru,
tendre et plein d'humour. Sa liberté de ton et sa vitalité
surprennent : délibérément ancré dans la littérature chinoise
classique, il concilie ainsi tradition et modernité.