Prendre nom aux Antilles : individu et appartenances : XVIIe-XIXe siècle

Du XVII<sup>e</sup> siècle à 1848, la Martinique - comme la
Guadeloupe et les îles de colonisation française de
la Caraïbe - voit se développer sur son sol une société radicalement
nouvelle fondée sur l'exploitation esclavagiste.
Sur plus de deux siècles se façonne une société créole où
hommes, femmes et enfants se distinguent par leur statut
juridique et leur couleur de peau. L'ouvrage de Vincent
Cousseau offre un regard original sur la population antillaise
d'Ancien Régime en proposant l'analyse du prénom
comme clé de lecture. Véritable miroir social, le nom (de
baptême ou d'usage, le sobriquet ou le surnom) pose avec
acuité la question des échanges culturels et de la transmission.
C'est cette histoire, faite de destins individuels
et collectifs, de petits messages délivrés et de contraintes
subies, que nous révèlent les Pierre, Césaire, Rose, Marie
Arada et Liberto...