Comme ça

Théo hésite. Il a peur de s'engager dans une relation qui lui rappelle celle qu'il a aimée autrefois, toujours présente dans son esprit, dont l'absence le ronge comme un cancer. Les souvenirs se mélangent au fil des rencontres. Théo va bientôt mourir et il s'interroge. Qu'est ce que l'autre ? Qu'est ce que cette émotion qui vous submerge et vous abandonne en suivant ? La réponse n'est-elle pas simplement dans la recherche de celle qu'on a perdue.
« J'avais fini, un matin du printemps dernier, par ranger les dernières reliques du passé. Rangées ces photos où son sourire s'envolait sur des doutes, rangés ces carnets infatigables de tendres formules gracieuses. Rangés ces derniers oripeaux d'amour défunt. J'avais mis un point final à l'histoire pour m'en débarrasser. J'exultais d'un semblant de liberté retrouvée.
Ça m'avait ouvert les portes vers Lila, vers un ailleurs tranquille. Elle et la tendresse latente de ses conversations où la simplicité des discussions équivoques atteignaient l'espoir d'une rencontre sans ennui. Où la chaleur des mots enflait nos gorges de désirs aériens jusqu'à l'ultime rencontre imparfaite. »