Les groupes d'intervention régionaux

Les groupes d'intervention régionaux (GIR) ont été créés par la
circulaire interministérielle du 22 mai 2002, complétée par une
instruction du 31 juillet de la même année. L'objectif est de lutter contre
l'économie souterraine et les différentes formes de délinquance
organisée qui en découlent. Il s'agit d'associer pour la circonstance des
policiers et des gendarmes, mais aussi des agents des douanes comme
ceux de l'administration fiscale, sans oublier les fonctionnaires de la
direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des
fraudes et ceux encore de la direction du travail et de l'emploi.
L'intervention du GIR est décidée conjointement par le préfet et le
procureur de la République.
La compétence, le savoir-faire et l'expertise des personnels du
ministère de l'Économie, des finances et de l'industrie sont mis à la
disposition de ces structures opérationnelles. La mutualisalion des
moyens et l'indépendance des procédures (fiscales, douanières,...) font
l'objet de réflexions approfondies.
L'assouplissement des règles du secret professionnel, le
renforcement des pouvoirs des préfets et l'élargissement des
compétences territoriales des officiers de police judiciaire sont quelques-unes
des modifications législatives qui furent indispensables pour
faciliter la mise en place et l'action des GIR.
La collaboration des GIR avec les administrations partenaires, la
doctrine d'emploi de cette nouvelle structure, l'action des GIR en
matière de police administrative, les modifications susceptibles d'être
apportées au code pénal et au code général des impôts sont quelques-unes
des questions qui ne peuvent pas être négligées.
Deux ans après leur installation il était utile de faire le point avec les
acteurs d'un GIR en particulier. A plus d'un titre celui mis en place en
Auvergne est exemplaire.
Cet ouvrage rassemble les contributions présentées lors d'un
colloque organisé par le Centre d'études et de recherches sur les
administrations et les politiques de sécurité (CERAPS) de l'IPAG de
l'Université d'Auvergne et le Centre d'études et de recherches
administratives et politiques (CERAP) de l'Université Paris 13. Pour la
première fois ont été confrontées les analyses des enseignants-chercheurs
avec le point de vue de fonctionnaires et de responsables
d'un groupement d'intervention régional.