It's only rock'n'roll

Quand on a trente-cinq ans et que l'on se retrouve comme un con,
dans une laverie automatique, à dix heures, un soir du mois de mai,
c'est souvent parce que l'on vit seul et que l'on ne veut plus répondre
aux questions. Alors plutôt que d'aller porter son linge chez sa mère,
on préfère la cruauté de la lumière des néons.
Antoine Dumas, éternel adolescent, se laisse porter par la vie. Pigiste
pour un site web et fan des auteurs de la Beat Generation, notamment
William Burroughs, il rêve de devenir écrivain. Son monde est
peuplé de personnages atypiques : un père prisonnier d'un coma
depuis vingt ans, une mère hystérique et très envahissante qui désespère
de devenir grand-mère, une infirmière chargée de danser nue
devant son père pour le sortir de son profond sommeil...
Un soir banal, dans cette laverie où il se rend tout le temps, sa vie
bascule. Il rencontre Edmond Petit, vieil homme, sosie de Burroughs,
et, quelques minutes plus tard, Valentine, son amour de jeunesse qui
l'avait abandonné quinze ans plus tôt. Hasard ? Déterminisme ? Calcul
d'une âme intéressée ?
C'est le début d'un véritable calvaire pour Antoine. Accusé du meurtre
d'Edmond Petit - puisqu'il est le dernier à l'avoir vu -, il va être traqué
par un flic à l'équilibre instable, amateur d'herbe, et manipulé par la
délicieuse Valentine.
Heureusement, il y a William Burroughs et Francis Bacon punaisés à
son mur et la Telecaster de son père qui crache ses sonorités électriques
dans la nuit.
Un récit loufoque et sensible rythmé par les morceaux des Rolling
Stones que le héros aime faire jaillir de sa guitare sous les yeux de
ses idoles.