Angoisses saint-quentinoises

«... Dix minutes plus tard, le plongeur remontait à la surface. Il
leva le pouce pour ordonner le levage. Le câble se tendit dans
un sifflement désagréable. Sans conviction, Hervé Simon
regardait l'automobile accrochée par une roue émerger doucement
de l'eau. Elle dégoulinait comme un seau percé qu'on utilise pour
écoper. Des paquets d'herbes s'étaient accrochés au pare-chocs
arrière. Le commissaire s'approcha du véhicule, que la grue ramenait
lentement vers la rive.
- Enfin, c'est pas trop tôt ! s'exclama-t-il. Le numéro d'immatriculation
correspond aux indications des témoins...»
Après des années au Quai des Orfèvres, le commissaire Simon a
choisi de terminer sa carrière à Saint-Quentin. En Picardie, son
arrivée n'est pas passée inaperçue. C'est à lui qu'on fait appel
pour régler les dossiers difficiles : des piétons fauchés par un
chauffard multirécidiviste, le meurtre d'un responsable associatif,
la disparition d'une étudiante après une soirée trop arrosée, un
étrange pendu aux mains attachées dans le dos... A Amiens,
Douai, Lille ou Saint-Quentin, le flair du commissaire Simon fait
des merveilles.