H comme... : poèmes d'hier, images d'aujourd'hui

H comme...
H comme H ébé, la jeunesse.
H comme H édonisme.
H onte à toute h onte chez H annes Steinert.
H onni soit qui mal y pense.
H onneur à la beauté garçonnière h onorée des
H ellènes, mais beauté d'aujourd'hui encore et de
polissonne dimension souvent, comme pour narguer
les bigots de tout bord. Purs de traits, les garçons de
H annes Steinert, un peu naïfs parfois comme si leur perfection même faisait
trembler la mine ou la plume.
Magnétiques, les jeunes H ommes de H annes. Corps boussole, le phallus pour
aiguille et pour cap l'éternelle jouvence, l'éternelle H armonie.
Et venus d'un peu partout, tout autour des dessins, la compagnie de poèmes
d'hier,
Poèmes d'un hier proche ou lointain, aux mots orientés vers le même
H orizon.
J'ai tant contemplé la beauté
Que mes yeux en sont pleins.
Lignes du corps. Lèvres pourpres. Membres voluptueux.
Cheveux pareils à ceux des statues grecques ;
Toujours beaux, même décoiffés,
Et couvrant un peu les fronts blancs.
Visages de l'amour, comme les désirait
Ma poésie... dans les nuits de ma jeunesse,
Au coeur de mes nuits, clandestines rencontres...
Comme dans ce poème de 1917 de Constantin Cavafis, Hannes Steinert,
aujourd'hui, contemple lui aussi la beauté.