Les amoureux de Sainte-Périne

Amours de vieillards dans un hospice, tel est le sujet de ce roman tragicomique
que Champfleury publie en 1855, un thème tout à fait original,
voire scandaleux pour l'époque. C'est l'occasion pour l'écrivain de peindre
toute une galerie de portraits plus singuliers et pittoresques les uns que les
autres et de saisir penchants et passions qui fleurissent et se déchaînent
dans cette institution historique. "Ma curiosité se tourna vers Sainte-Périne,
son intérieur si curieux, ses moeurs si particulières au milieu du Paris
mouvementé" note Champfleury. Véritable laboratoire des sentiments
amoureux, du fait de son exiguïté, la pension fonctionne comme espace
clos où les passions humaines se révèlent avec d'autant plus d'évidence que
les individus sont condamnés à l'oisiveté et à la promiscuité.