L'insolente : le chemin de vie d'une journaliste de Charleroi à Mèze

« Hyperactive, je ne tenais pas en place. J'ai été une enfant
difficile. Mon grand-père était le seul à me faire tenir tranquille.
Le dimanche matin, il m'emmenait dans la campagne et
ramassait les plantes. L'ortie, le plantain, les bluets, les
coquelicots, raclait l'aubier des saules, cueillait les baies de
sureau dont ma grand-mère faisait une confiture qui calmait la
toux. Il montrait les insectes. Tout illettré qu'il fut, mon grand-
père m'a filé le virus de la botanique et de l'entomologie ».
De sa cité natale de Charleroi, ville belge de Wallonie, à Mèze,
tout au bord de la Méditerranée, une femme raconte ce que
fut son chemin de vie, avec sensibilité et tendresse, mais
aussi humour :
« Mes amis mézois sont aussi courtois, polis. Les hommes
toujours mis en avant. Qu'on ne s'y trompe pas ! S'ils
fanfaronnent, portent les plumes et paradent dans leur société
patriarcale, à la maison, ils filent doux devant un matriarcat
qui fait pendant à leurs exubérantes et mâles manifestations.
Les joutes par exemple. Ah, les joutes ! Voila la grande affaire
de l'été ».