Journal de Léonard : coiffeur de Marie-Antoinette

Le «Grand Léonard» résume à lui seul la folle décennie du
règne de Louis XVI. Par ses coiffures monumentales
d'où jaillissaient bateaux, oiseaux ou comètes, il fascina et
soumit la vieille cour de Versailles à l'empire des modes.
Le Journal de Léonard est le roman d'une époque. En liant
libertinage et bel esprit, futilité des apparences et profondeur
des Lumières, il nous rappelle comment les Français
ont inventé la Liberté. Avec les hommes et les femmes
du XVIII<sup>e</sup> siècle, on vit la parution des Liaisons dangereuses ,
la première du Mariage de Figaro et les joutes philosophiques
du café Procope. Dans une langue libérée qui n'est pas sans
rappeler les grands textes libertins de l'époque, c'est tout
l'univers sensible de la France pré-révolutionnaire qui surgit.
«Peu d'ouvrages évoquent d'une manière aussi agréable cette époque où
le bon ton, le sentiment délicat des convenances, la grâce, la galanterie
libre mais élégante, la perpétuelle distraction de soi-même surtout,
empêchaient de sentir les puanteurs qui montaient des entrailles
pourries du siècle, miasmes avant-coureurs de la catastrophe...»
André Castelot