Profession bourreau : Struthof, Schirmeck : les gardiens de camp et les médecins de la mort face à leurs juges

Profession bourreau : Struthof, Schirmeck : les gardiens de camp et les médecins de la mort face à leurs juges

Profession bourreau : Struthof, Schirmeck : les gardiens de camp et les médecins de la mort face à leurs juges
Éditeur: Nuée bleue
2013250 pagesISBN 9782716508124
Format: BrochéLangue : Français

Au Struthof, le gardien Franz Ehrmanntraut frappait les détenus au nerf de boeuf jusqu'à

ce que mort s'en suive ; Albert Fuchs, responsable du commando « Ravin de la mort »,

les abattait selon son humeur ; Richard Kuhl, délinquant de droit commun, devint l'un des

pires kapos du camp. À Schirmeck, Karl Nussberger, responsable des pelotons d'exécution,

s'enthousiasmait pour les flagellations publiques ; Walter Müller, dit Hundemüller , lâchait

son chien sur les détenus qui lui déplaisaient.

Parmi les centaines de bourreaux « ordinaires » affectés au camp de concentration de

Natzweiler-Struthof et au camp de sûreté de Vorbrück-Schirmeck, créés par les nazis en

Alsace annexée, plusieurs dizaines d'entre eux furent déférés après la guerre devant les

tribunaux. À l'effarement du public et de la presse, tout un cortège de crimes et d'horreurs

fut ainsi révélé : brimades et violences de toutes sortes, tortures et exécutions sommaires,

sous-alimentation et travail forcé jusqu'à épuisement fatal. Sans oublier les effroyables

expérimentations menées sur des détenus par une poignée de « médecins de la mort ». Devant

leurs juges, ces personnages sadiques et cruels n'exprimèrent aucun remords et plaidèrent

l'irresponsabilité : « agi sous la contrainte », « obéi aux ordres », « servi la patrie ».

Ces procès de l'après-guerre, méticuleusement restitués ici, nous plongent dans l'horreur

du nazisme et nous confrontent aux difficultés à « faire justice » : moins de dix ans après

leurs méfaits, la plupart de ces bourreaux, condamnés pour certains à la peine capitale ou

aux travaux forcés à perpétuité, avaient déjà retrouvé la liberté. Frustrations et sentiment

d'injustice s'installèrent dans l'opinion régionale déjà ébranlée par le « procès de Bordeaux ».

Grâce aux archives, le temps de l'Histoire est aujourd'hui venu.

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