Algériens et Français : mélanges d'histoire

Dans le cadre de 2003, l'Année de l'Algérie, le CREAC a organisé
avec le soutien de la ville de Bobigny trois rencontres/débats sur les
Algériens et leur immigration en France.
Pendant la première séance, quatre intervenants ont développé les
thèmes concernant : la réglementation de l'immigration algérienne,
indispensable pour une connaissance précise de cette population et des
difficultés de son intégration dans le travail et la société ; les politiques
des pouvoirs publics, à deux moments, quand l'immigration de travail
s'achève en 1974, mettant fin à sa spécificité, héritage des Accords
d'Evian et dans le quart de siècle suivant. Une place particulière est
accordée aux femmes, très présentes dans la vie active, sociale et
culturelle.
Pendant la deuxième rencontre, quatre autres intervenants, dont le
général Maurice Faivre, ont montré l'importance de la contribution des
Algériens/Nord-africains pour la défense ou la libération de la France.
L'engagement de milliers de Nord-africains dans l'économie moderne
et dans la guerre a changé en profondeur la mentalité des travailleurs
et des soldats. Il a renforcé aussi le caractère radical du nationalisme
dans chacun de ces trois pays.
En troisième lieu, il convenait enfin de rappeler, dans «Bobigny, la
ville rouge», que les travailleurs algériens ont été une composante
active du mouvement ouvrier français et que c'est des rangs de la CGT
qu'en pleine guerre d'Algérie, des milliers d'entre eux ont fondé
l'Union syndicale des travailleurs algériens (USTA), un syndicat
indépendant et démocratique, se réclamant de l'internationalisme
prolétarien.