Soliloques emmurés

Emprisonné sans raison durant la dernière
période trouble en Algérie (1992-2002),
libéré également sans raison,
quatre ans plus tard, Djamil a survécu
grâce à la poésie dans l'univers carcéral.
La parole, très importante tout au long
de son travail, s'entend de deux manières.
Sous la forme d'une histoire au
ton souvent amusant malgré les conditions
de vie ou sous la forme d'un poème
adressé à une personne. Pour notre plaisir
de lecteur, chaque témoignage est
suivi de son poème.
Ce travail peu maniéré me touche, car il
est authentique et cohérent. Il nous démontre
la vérité pratique de la poésie :
une étincelle dans l'obscur couloir de la
parole.
Il émane une grande pureté de ces
poèmes, la même qui émane de Djamil.
Je me permets ce message personnel à
l'auteur, mon ami :
Mostaganem blues
Muezzin en stéréo
Vent d'Ouest sur les toits
Deux poètes bavardent
Seream