La mare à joncs. Aurère

La mare à joncs
suivi de Aurère
Des hommes vivent en creux, parmi les effondrements de ce qu'on nomme une caldeira . Les jours et les nuits éteignent et allument leurs crépuscules furtifs. Les bruits sourdent et s'estompent sans laisser de traces durables. Les échos s'ouatent. Les couleurs se patinent en fin de saison humide. Au mois de mai, les nuits fraîchissent jusqu'en octobre. Le cycle s'achève quand les cascades perlent à nouveau le long des remparts. Les côtiers montent alors prendre le frais à l'ombre des cryptomères, les grands résineux.
L'île de La Réunion, perdue dans l'océan, gardienne de tectonique, amer et symptôme des perturbations de la croûte terrestre, forge la conscience : quand l'immense offre la plénitude, l'infime propose une écriture.