Mythes, conflits et décolonisation au Sahel

Des lacunes persistent dans la recherche en sciences humaines
et sociales concernant les sociétés sahéliennes. L'ensemble de
contributions inédites présenté ici devrait contribuer à mieux les
connaître.
Les pratiques traditionnelles survivent avec peine dans la
culture touarègue. Les pratiques divinatoires, à l'exemple des
idjachan, les mythes et les croyances, ce sont les aspects que
détaillent un lettré de Kidal, Ibrahim Ag Mohamed, qui veut les
préserver de l'oubli.
Diverses conséquences de la colonisation font l'objet des
autres contributions, qui concernent le Mali, le Niger, le Tchad, la
Mauritanie et le Sahara Occidental.
Une analyse des conflits internes, présents au moment de la
colonisation et qui resurgissent après l'indépendance, font dire à
Pierre Boilley que ce sont de possibles ferments d'un sentiment
national.
En Mauritanie, les mutations économiques et sociales
déterminées par la période coloniale n'ont pas généré de véritable
société nouvelle. Mohamed Saïd Ould Ahmedou dégage, en
passant en revue les principaux indicateurs sociaux, les mutations
et met en relief le changement, tout en soulignant la résistance de
« l'ancien ».
Les effets d'une décolonisation ratée sont présentés par
Keltoum Irbah, qui fournit plusieurs approches historiques et
sociologiques sur le conflit au Sahara Occidental.
Ce septième cahier se termine par des comptes rendus
d'ouvrages qui tous traitent des séquelles de la colonisation.