Les cycles romanesques de Jo Jong-nae, oeuvre-monde de Corée

Georges Ziegelmeyer et Byon Jeong-won ont traduit un livre-monde
comprenant deux cycles qui totalisent vingt-deux volumes. Leur auteur,
animé du souffle des grands classiques, est considéré comme l'un des
grands contemporains des lettres coréennes. Arirang et La chaîne des
monts Taebaek ont rallié des millions de lecteurs de la péninsule.
Jo Jong-nae est souvent proposé au Nobel de littérature (Corée du
Sud) pour avoir su fixer, dans cette immense symphonie, publiée en
français, chez L'Harmattan, le destin de la nation coréenne de la fin du
XIX<sup>e</sup> siècle aux années 80 du XX<sup>e</sup> siècle [un troisième cycle de cette saga,
encore inédit en français, est disponible à Séoul]. Il nous a paru pertinent
de demander à Georges Ziegelmeyer de conter les deux cycles que le
lecteur français pourrait se procurer. Nous y découvrirons un peuple
à la culture et aux traditions millénaires et une fresque romanesque
exceptionnelle.
Joe Jong-Nae est de l'espèce des géants qui, de Tolstoï à Gorki, en
passant par Roger Martin du Gard ou Jules Romains, ont su puiser dans
le génie de leur peuple les moyens de bâtir des textes océanesques,
des chefs-d'oeuvre que, de génération en génération, on se transmet,
indépendamment de l'évolution esthétique du mode narratif.