Napoléon, chef de guerre

Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont
porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une
défaite en Belgique qui l'en a chassé. Le génie
politique est chez lui inséparable du génie militaire.
Personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et
hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de
Napoléon chef de guerre : comment a-t-il remporté ses
premières victoires, comment savait-il se faire aimer et
craindre à la fois par ses hommes ? Quelle part prenait-il
à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la
guerre ? Était-il indifférent aux souffrances des autres et à
l'hécatombe de morts et de blessés ? Pourquoi a-t-il mal
compris la guerre navale et surtout la «petite guerre»,
c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?
Jean Tulard dévoile ici les traits d'un homme peu ou mal
connu. Il montre brillamment qu'en dépit de faiblesses
Napoléon figure bien parmi les plus grands capitaines de
l'histoire.