Au-delà de ma nuit : témoignage d'un designer aveugle

Le témoignage bouleversant d'Éric Brun-Sanglard,
non-voyant et architecte d'intérieur renommé, bouscule
nos certitudes et nous éclaire sur les ressources
insoupçonnables de l'être humain.
Hollywood, les années 1980. Directeur artistique dans la
pub, jetsetteur, Éric Brun-Sanglard a réalisé son rêve américain.
Une belle réussite pour ce jeune Français né à Chamonix au
début des années 1960 : en froid avec son père qui a du mal
à accepter son homosexualité, avec le bac pour seul bagage,
il a tout quitté pour suivre son premier grand amour aux
États-Unis.
Il est au sommet de sa carrière lorsqu'il découvre, à 33 ans,
qu'une maladie de la rétine - due au VIH contracté dix ans
plus tôt - le condamne à perdre la vue et à mourir. Dévasté
par la douleur physique et morale, il parvient non seulement
à survivre, mais aussi à se lancer dans une seconde carrière
qui semble inaccessible aux non-voyants : l'architecture
d'intérieur. Comment peut-on transformer la maladie et
l'infirmité en une destinée aussi fabuleuse ?
Aujourd'hui célèbre dans le milieu du design - Penélope
Cruz a racheté sa maison de Devlin, il a aussi restauré celles
de Coppola, de James Stewart -, Éric Brun-Sanglard veut
transmettre les leçons tirées de son expérience. Celle d'un
homme qui s'est souvent senti exclu de ce monde, qui a
combattu la maladie et qui a forcé, une à une, les portes qui
lui étaient fermées.