Pierre-Marie Desmarest : chef de la police secrète de Napoléon

Depuis la publication en 1900 par Albert Savine des Mémoires de Pierre-Marie Desmarest, chef de la Police secrète de Napoléon, personne ne s'était penché sur la véracité de nombreuses assertions concernant ce personnage, répétées inlassablement jusqu'à une date récente. Voici enfin une biographie basée sur des actes notariés et des documents irrécusables.
Elle apporte aussi des renseignements sur la vie et l'ascension sociale de gens modestes de la fin de l'Ancien Régime à la Restauration, sur l'atmosphère qui régnait au plan local, notamment dans la région de Compiègne et à l'époque de la Révolution. Des « seconds couteaux », parfois odieux, parfois pittoresques, mais dont le rôle historique n'a pas été négligeable, sont mis en scène.
Des études au Collège Louis-le-Grand ont permis à Desmarest d'acquérir l'aisance dans l'expression, la clarté des idées et la facilité des contacts. Un engagement dans les armées révolutionnaires lui a fait prendre conscience de l'importance de la presse et de la propagande. Il sera l'une des chevilles ouvrières de la Police secrète napoléonienne, au coeur de graves affaires menaçant la vie du chef de l'État. L'environnement familial suisse de sa femme, lié à de grandes banques, et ses relations maçonniques, ne seront pas sans importance.
L'auteur s'est efforcé de garder ses distances tant à l'égard des partisans de Napoléon qu'à celui de ses détracteurs. Les faits suffisent.