Chevaliers et chevalerie au Moyen Age

Chevaliers et chevalerie au Moyen Age

Chevaliers et chevalerie au Moyen Age
Éditeur: Fayard
2013307 pagesISBN 9782213677026
Format: BrochéLangue : Français

La chevalerie, c'est d'abord une image, celle de nobles héros aux

armures étincelantes, brandissant des bannières aux couleurs chatoyantes

pour se jeter, la lance ou l'épée au poing, au secours de

l'affligé, de la veuve et de l'orphelin. La réalité est plus complexe et

l'évolution plus chaotique. Le mot «chevalier» est d'ailleurs ambigu et

plus encore la notion de «chevalerie». Son acception latine, la militia ,

désigne la force armée au service de l'Etat. Au Moyen Age, cette fonction

publique s'est privatisée et ses caractères aristocratiques et militaires

se sont accrus. C'est le renforcement de la cavalerie lourde qui

lui donne son impulsion entre le IX<sup>e</sup> et le XI<sup>e</sup> siècles. Mais, il faut attendre

le XII<sup>e</sup> siècle pour que la chevalerie s'affirme, avec la généralisation de

la charge à la lance couchée. Elle se donne alors un code déontologique,

fondé sur l'honneur, qui va «humaniser» quelque peu les «lois

de la guerre». Dans le même temps, l'Eglise tente de lui assigner une

mission et une éthique conformes à sa cause. Ainsi s'ébauchent, du XI<sup>e</sup>

au XIII<sup>e</sup> siècle, les traits essentiels d'une chevalerie qui se mue peu à

peu en confrérie d'élite de la noblesse.

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